Salut. Si t’es là, c’est probablement que t’as déjà eu ce petit frisson bizarre en imaginant enfiler une culotte en dentelle, ou que quelqu’un t’a déjà lancé un « et si tu te laissais faire ? » qui t’a fait tourner la tête. Moi je vais pas te vendre du rêve avec des phrases toutes faites. Je vais juste te parler de ce que j’ai vu, vécu et entendu dans cet univers de la féminisation et du sissy play en BDSM.
C’est pas juste « mettre une robe ». C’est se retrouver à poil émotionnellement devant quelqu’un qui te regarde te transformer, qui te dit comment bouger, comment parler, comment te tenir. Et putain, quand ça clique, c’est intense. Pas parce que c’est « féminin » ou « humiliant », mais parce que t’abandonnes une partie de toi que t’as passé des années à construire. Et que quelqu’un te prend en main pour te remodeler, même cinq minutes.
Ma première XP de féminisation
Ma première fois, c’était pas du tout glamour. Un mec que je fréquentais m’a avoué un soir, rouge comme une tomate, qu’il fantasmait sur le fait que je le fasse « devenir ma petite chose ». On a commencé dans mon salon, lumière tamisée, avec juste une paire de bas autofixants noirs que j’avais dans un tiroir. Il tremblait en les enfilant. Je lui ai dit « doucement, fais pas de plis », et là j’ai vu ses épaules se relâcher d’un coup. Il s’est regardé dans le miroir de l’entrée et il a murmuré un truc du genre « merde, c’est moi ça ? ». J’ai pas eu besoin de forcer quoi que ce soit après. Il s’est mis à genoux tout seul quand je lui ai dit « montre-moi ». C’était pas calculé, pas un script porno. C’était juste… vrai. Vulnérable. Et hyper connecté.
Une autre fois, en soirée fétichiste, j’ai fait un truc discret mais vicieux. Sous son costard banal, il portait une string en satin rose que j’avais choisi. Toute la soirée je lui glissais des ordres à l’oreille : « serre les cuisses », « marche plus lentement », « souris poliment quand on te parle ». À chaque fois il rougissait un peu plus, mais ses yeux brillaient. Quand on est rentrés, il était déjà à moitié parti. On a fini avec lui attaché sur le lit, maquillé vite fait, en train de me supplier pour que je continue à le « dresser ». C’était pas violent, c’était précis. Et libérateur pour lui.
Pourquoi les gens aiment ça, au fond ? Parce que ça permet de tout lâcher. Les mecs (mais pas que) qui viennent à moi disent souvent la même chose : ils en ont marre de devoir être « forts », « performants », « virils » 24/7. Se faire féminiser, se faire traiter de sissy, c’est une pause. Une rébellion contre toutes les conneries qu’on leur a mises dans la tête depuis l’enfance. Et paradoxalement, se faire humilier gentiment ou pas, ça peut être hyper rassurant quand c’est fait avec quelqu’un en qui t’as confiance.
C’est aussi une putain de connexion. Quand tu te laisses guider comme ça, que tu acceptes d’être maladroit, ridicule parfois, et que l’autre personne ne te juge pas mais t’accompagne… ça crée un lien que peu de choses égalent.
Mes conseils pour débuter
Si tu veux essayer (seul ou à deux), voilà ce que je dis toujours :
- Parle. Vraiment. Pas juste « ça me branche », mais « j’ai peur de ça », « ça m’excite mais j’ai honte », « je veux pas que ça devienne trop sérieux ». Plus tu vides ton sac, mieux c’est.
- Commence petit. Une culotte sous ton jean au boulot. Des bas la nuit. Un peu de gloss quand t’es seul. Pas besoin de perruque et talons de 12 dès le premier soir.
- Mot de sécurité obligatoire. Même si c’est « soft ». Même si c’est que du roleplay. Un mot = stop net, pas de discussion.
- Aprèscare. Sérieux. C’est pas négociable. Une fois que le jeu s’arrête, prends le temps. Un câlin, une couverture, parler de ce qui s’est passé. Parfois y a des émotions qui sortent de nulle part.
- Teste les trucs sur ta peau avant. Allergies au latex, aux dentelles cheap, aux maquillages bas de gamme… ça peut vite gâcher l’ambiance.
Et non, c’est pas réservé aux mecs hétéros qui veulent « tester ». Des femmes le font aussi, pour renverser les rôles, pour se sentir puissante en étant « la coquette soumise », ou juste pour le kiff. Des non-binaires, des gays, des lesbiennes… tout le monde peut y trouver son compte. C’est pas une identité fixe, c’est un espace de jeu.
Pour que ça reste excitant sur la durée : change. Un jour princesse, un jour petite salope, un jour maid punie. Ajoute des défis, des règles, des tenues différentes. Et surtout, garde l’humour. Parce que des fois, marcher en talons pour la première fois, c’est franchement comique. En rire ensemble, ça rapproche encore plus.
Voilà. C’est pas un mode d’emploi miracle, c’est juste ce que j’ai appris en accompagnant des gens là-dedans. Si t’as envie d’essayer, fais-le à ton rythme, sans te mettre la pression. Et si un jour tu veux en parler (ici en commentaire ou ailleurs), je lis toujours.